Marché financier - 10/2022

Les actions offrent-elles les meilleurs rendements à long terme ?

Par Jules Stevens

Volatilité

Tout le monde souhaite entrer en bourse à un niveau bas, prendre des bénéfices à un certain sommet, pour ensuite racheter à un niveau plus bas. Et ainsi de suite… Bien sûr, ce n’est pas possible.
Le court terme en bourse est imprévisible. Si des téraoctets de commentaires sont publiés chaque jour, ils n’offrent pas d’enseignements concluants : personne ne peut dire avec certitude ce qui se passera le lendemain sur les marchés boursiers. L’économie n’est pas une science exacte et la dynamique économique est déterminée par d’innombrables facteurs. Sur le long terme, on peut, toutefois, affirmer avec un certain degré de certitude que les actions offrent les meilleurs rendements en comparaison aux obligations ou aux livrets d’épargne. Depuis sa création en 1927, un investissement dans le S&P a généré un rendement total de 9,61 % par an alors qu’un investissement en obligations d’Etat a produit environ 4 % et qu’une obligation d’épargne a offert 2 %. Ajustez ces chiffres en fonction de l’inflation et vous obtiendrez respectivement 7,61 %, 2 % et 0 %. Et pour connaître votre rendement net final, vous devrez encore déduire les frais et les taxes.
Le S&P 500 américain progresse donc structurellement avec l’économie américaine en moyenne de 9,61 % par an depuis 1927. Mais il y a des années où les rendements sont, par exemple, à des niveaux de + 30 % mais aussi de – 25 %. D’un point de vue historique, tous les résultats compris entre 50 % et – 50 % par an ont déjà eu lieu. Si vous aviez toléré une telle volatilité tant dans les bons que dans les mauvais moments, alors vous auriez obtenu en moyenne ce « +9,61 % brut par an » depuis 1927.

 

Inflation

Dans une économie où la banque centrale mène une politique de monnaie forte, la lutte contre l’inflation
est essentielle. En effet, l’inflation est un tueur silencieux mais impitoyable de la croissance économique.
L’inflation augmente les prix des biens et des services sans en augmenter fondamentalement la valeur. Si l’inflation est de 10 %, le prix d’un pain passe de 2,50 euros à 2,75 euros un an plus tard. A revenu constant, le consommateur verra donc son pouvoir d’achat diminuer. Il ne réduira pourtant pas sa consommation de nourriture ni d’autres produits essentiels, mais il économisera sur des dépenses moins utiles telles que l’achat d’une nouvelle voiture, les voyages, etc.

 

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Jusqu'à la mi-2021, cette hausse des prix était considérée comme transitoire par la Fed et par la BCE, mais cela s'est avéré être une lourde erreur de calcul.


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